technicien inspectant des flotteurs de drague sur un quai en automne

Entretien des flotteurs de drague avant l’hiver : prévenir la corrosion et les dommages

À mesure que la saison froide approche, les opérations de dragage ralentissent et laissent place à une phase essentielle du calendrier maritime : la maintenance préventive des flotteurs. Ces éléments, souvent exposés à des conditions extrêmes, garantissent la stabilité et la sécurité des lignes de dragage. L’automne, période charnière entre activité et repos, est idéale pour procéder à un entretien complet, destiné à prévenir la corrosion, les fissures et les usures prématurées avant l’hiver.

Les bases d’une maintenance efficace

Les flotteurs de drague, qu’ils soient en polyéthylène haute densité (PEHD), en acier ou en composite, subissent de multiples agressions au fil des campagnes : chocs, salinité, UV, variations thermiques et dépôts de vase. Avant toute opération de stockage ou de remise en service, une inspection visuelle approfondie s’impose. Cette vérification commence par l’examen des coques extérieures : recherche de fissures, de zones blanchies (signe de fatigue du matériau) ou de déformations. Pour les flotteurs métalliques, un contrôle de l’état des soudures et de la peinture antirouille est essentiel, car la corrosion s’accélère en automne, lorsque l’humidité ambiante reste élevée et les températures variables.
Le nettoyage vient ensuite. Il doit être réalisé à l’eau douce sous pression pour éliminer les résidus de sel, de vase et d’algues susceptibles de retenir l’humidité. Dans certains cas, l’utilisation d’un détergent neutre permet de restaurer la surface sans altérer la protection UV ou les traitements appliqués. Une fois les flotteurs secs, il convient d’appliquer, si nécessaire, une couche de protection supplémentaire : cire marine, film hydrophobe ou peinture spécialisée pour les modèles métalliques. Ces traitements retardent la corrosion et facilitent le nettoyage futur. Les flotteurs en PEHD peuvent également bénéficier d’un traitement antistatique ou d’un contrôle de leur épaisseur via ultrason pour détecter les zones fragilisées.

Vérification et remplacement des pièces usées

Un flotteur n’est jamais isolé : il s’intègre dans un ensemble structurel complexe, associant tuyauteries, chaînes, connecteurs et éléments de flottaison complémentaires. L’automne est le moment idéal pour contrôler chaque point de liaison et s’assurer de l’intégrité mécanique du système. Les axes, boulons, manilles et brides doivent être vérifiés, nettoyés et lubrifiés. Toute pièce présentant des signes d’usure, de corrosion ou de déformation doit être remplacée avant le redémarrage des activités. Une simple faiblesse mécanique peut provoquer un désalignement de la ligne de drague et compromettre la sécurité en mer. Il est également recommandé de vérifier l’étanchéité des compartiments internes : un flotteur mal fermé ou partiellement rempli d’eau perd en stabilité et modifie la répartition de la charge. Les tests de flottabilité — en bassin ou directement en mer — permettent de confirmer la capacité de portance avant la saison hivernale. Enfin, les flotteurs stockés à terre doivent être entreposés sur des supports adaptés, à l’abri des rayons directs du soleil et des chocs. Un entreposage en position stable, légèrement surélevée, limite la déformation des coques et favorise la ventilation.

Dès lors, entre inspection minutieuse, nettoyage soigné et contrôle structurel, l’entretien automnal des flotteurs de drague constitue une étape clé pour prolonger leur durée de vie et garantir la sécurité des opérations à venir. Une maintenance rigoureuse à cette période évite bien des interventions coûteuses en pleine saison. En mer comme sur terre, la durabilité du matériel repose sur un principe simple : prévenir plutôt que réparer.

Cet article est une contribution libre rédigée par un auteur partenaire et non par la société elle-même.

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